juin 09 2008

Compte rendu de la journée du 1er juin

Atelier n°1

« Retour sur la déclaration de principes du Parti socialiste »

Dans son introduction, Laurent Baumel, maire de Ballan-Miré et responsable national du PS aux Études, a souligné que répondre aux nouveaux enjeux de la France nécessitait, pour les socialistes, de mener une réflexion de fond sur leur identité. Il a salué le travail réalisé en ce sens par les Reconstructeurs.

Pour Thierry Mandon, maire de Ris-Orangis, la nouvelle déclaration de principes du Parti socialiste comporte différents aspects marquants. Dans un contexte marqué par l’échec des socialistes à l’élection présidentielle et donc par la nécessité absolue de s’adapter, le texte comporte des aspects positifs. C’est le cas de la prise en compte du poids de l’écologie et de la grande actualité des valeurs socialistes. Thierry Mandon a tenu à se faire le porte-parole des propositions du Pôle Écologique du PS en appelant à voter ses amendements dans les fédérations au cours des conventions fédérales. Enfin, il a insisté sur le caractère primordial de la démarche de texte unitaire, porteuse de modernisation, de rénovation, sans repentance et sans recul.

Atelier n°2

“Nous voulons prendre au sérieux la rénovation de la gauche et du PS”

Le PS ne pourra mobiliser l’ensemble de la société qu’en retrouvant l’esprit collectif qui a longtemps fait sa force. Pour les intervenants de cette table-ronde, l’urgence est au jeu collectif et pas au choc des individus.

Sandrine Mazetier, députée de Paris, précise d’entrée que la reconstruction n’est pas qu’une affaire de congrès : à l’avenir, les socialistes devront davantage se respecter, s’écouter à nouveau les uns les autres sans se focaliser sur des divergences du passé. Il faut miser sur la diversité des socialistes, condition de leur unité. C’est ainsi qu’ils pourront « accoucher » d’un nouveau parti.

Guillaume Bachelay, conseiller général de Seine-Maritime et maire-adjoint de Cléon, met en avant la nécessité de retrouver un esprit de camaraderie au sein du parti. Pour lui, il est temps de reconstruire le parti de « l‘émancipation de l’individu et de la transformation sociale ». « Là où il y a des destructeurs, des liquidateurs, il faut pacifiquement des reconstructeurs ». Par nature, le PS est loin de l’esprit du libéralisme. Notre objectif de faire du PS le grand parti de la gauche pouvant recueillir 35% des le premier tour.

Dans la salle, de nombreux intervenants ont regretté l’absence de réaction du Parti socialiste sur les sujets qui font l’actualité et qui intéressent la vie des Français. C’est le cas pour le récent jugement du Tribunal de Grande Instance de Lille qui fait de la virginité d’une femme avant le mariage une qualité essentielle : ce jugement a été qualifié « d’atteinte à la dignité de la personne humaine, à l’intégrité de la femme et aux valeurs de la République ».

Pour reconstruire, il est primordial de se remettre au travail, d’organiser à nouveau des conventions nationales sur les thèmes majeurs. Ces conventions avaient joué un rôle non négligeable lors de la dernière victoire des socialistes, en 1997. Les sujets choisis doivent être ceux qui sont au coeur de la société, par exemple la souveraineté politique dans la mondialisation ou encore les stratégies de croissance pour lutter contre les délocalisations.

Le PS doit se doter de nouveaux outils de communication : une chaîne de télévision pourrait ainsi être créée sur Internet. Il doit mener une véritable campagne d’adhésion.

Enfin, le message du PS doit être celui la fierté de son identité socialiste. Les épithètes sans cesse ajoutés à « socialisme », tels « moderne » ou « archaïque », sont superflus : il n’y a qu’un socialisme. Il faut porter haut et fort les couleurs de cette identité, par nature productive, redistributrice et protectrice.

Suivant le mot de Guillaume Bachelay, le PS doit définitivement sortir du triangle des Bermudes « sondages, images, naufrages ».

Henri Weber, député européen, a souligné que c’était une même conception de l’action politique et une même ambition pour le Parti socialiste qui regroupaient les Reconstructeurs. Ces derniers refusent soumission aux règles de la démocratie médiatico-sondagière et de la présidentialisation à outrance. Les Reconstructeurs veulent construire le parti de toute la gauche. Ils veulent aussi être les champions du retour de la puissance publique et de la négociation collective dans la vie économique et dans la société afin de maîtriser et de rendre équitable la mondialisation. La relance et la réorientation de l’Union européenne est un de leurs objectifs majeurs afin de lui donner un second souffle. Les Reconstructeurs veulent nouer un nouveau Pacte social entre les salariés et les entrepreneurs, sous l’égide de l’Etat : ils veulent agir pour la modernisation de l’économie et de la société face aux changements du monde.

Après être revenu sur l’utilisation et le sens du qualificatif de « pétaudière » qu’il avait appliqué au PS quelques jours plus tôt, Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, a souligné que la réunion des Reconstructeurs n’était « ni inclusive, ni exclusive, ni conclusive, mais qu’elle était déjà décisive » au sens où elle permettait, par le libre débat, de réunir non pas « une seule tête mais plusieurs têtes qui pensent ensemble ». Tournés vers l’avenir, les socialistes doivent travailler à la construction d’une « alternative politique qui soit à la fois réaliste et imaginative ». Avant de désigner leur candidat à l’élection présidentielle, ils doivent se mettre ensemble au travail.« Il faut que le PS se mette au travail ». A la suite d’Henri Weber, il a estimé que la question essentielle est celle du dépassement du PS, seul moyen de renouer avec la victoire. Il s’est enfin félicité qu’avec les Reconstructeurs, « un vent nouveau souffle sur le Parti socialiste ».

Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire et président du Conseil général, a préconisé une défense sans concessions des grandes oeuvres de la gauche (RMI, 35 heures…), véritable patrimoine commun . Assumer le passé est nécessaire pour savoir ce que les socialistes feront de leur avenir. D’où l’initiative des Reconstructeurs qui sont conçus comme « une force d’interposition pour nous débarrasser de la guerre des chefs ».

Atelier n°3

“Nous voulons un autre modèle de croissance crédible et réaliste dans la mondialisation”

Philippe Martin, député du Gers et président du Conseil général, appelle à une nouvelle déclaration des Droits de l’homme qui soit à la fois solidaire et écologiste.

Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d’Île-de-France, souhaite un Parti socialiste d’opposition intelligente et de soutien aux efforts des collectivités territoriales.

« Nous acceptons la mondialisation mais nous nous devons de la rendre acceptable » a poursuivi Jean-Paul Huchon. Il faut une relance de la démocratie sociale au sein des entreprises, travailler à sécurisation des parcours professionnels, organiser de nouveau la croissance planétaire, trop d’abus ayant eu lieu dans ce domaine. Le rôle de la recherche et de l’innovation, véritable moteur de l’économie et accélérateur de la croissance à venir, doit être encore revalorisé.

Selon Marie-Noëlle Lienemann, députée européenne, un régime équitable permettant la négociation de « bloc à bloc » doit se substituer au libre-échangisme.

Eric Loiselet, Premier secrétaire fédéral du PS de la Haute-Marne, a rappelé que la financiarisation de la société était néfaste à l’économie et devait être impérativement régulée. Les socialistes acceptent l’économie de marché à la condition expresse de la distinguer du capitalisme. Le capitalisme trouve son aboutissement dans la financiarisation dérégulée alors que l’économie de marché trouve son aboutissement dans l’économie de production, au sein de laquelle s’émancipe le travail. Évoquer le coût du travail lorsque l’on parle de productivité n’a pas de sens.

Pour Claude Bartolone, député de la Seine-Saint-Denis et président du Conseil général, le Parti socialiste doit s’atteler à bâtir un projet alternatif solide car le monde a changé. S’il a perdu en 2002 et 2007, c’est d’abord parce qu’il n’a pas su proposer un tel projet aux Français.

La lutte doit s’organiser immédiatement au sein du PS contre les tentatives de démantèlement du Code du travail. Les socialistes doivent aussi renouer avec leur idéal d’une Europe politique et sociale. Nous quittons une décennie de débat sur les institutions pour entrer dans un temps long de débat sur les politiques communes sur lesquelles nous devons réfléchier et agir en commun. Nous partageons les mêmes objectifs d’une Europe sociale et d’une Europe forte.

« Fier de faire travailler ensemble carpes et lapins », Claude Bartolone résume l’enjeu central en lançant « Qu’est ce que l’on a à dire aux salariés? », « ceux qui payent aujourd’hui » par leur précarité et la baisse drastique de leur pouvoir d’achat suite à la défaite de la gauche.

Pierre Moscovici, député du Doubs, a estimé que la question fondamentale à laquelle les socialistes doivent répondre est « qu’est-ce qu’être socialiste au 21ème siècle? ». Le PS doit clarifier ses options et non se contenter de trouver un candidat. Être socialiste, c’est avant tout lutter contre les inégalités, ce qui impose de se garder de tout débat superficiel. Le socialisme a évidemment à voir avec la question des libertés. Il prône l’égalité entre les femmes et les hommes, défend les droits des homosexuels, mène depuis toujours des combats visant à accroître les libertés individuelles. Le Parti socialiste ne doit pas prôner le libéralisme mais l’égalité réelle.

Atelier n°4

Nous voulons fonder un nouveau pacte républicain sur nos valeurs

La solidarité est au coeur du Pacte Républicain. Les socialistes prônent l’émancipation des individus et refusent l’avènement de l’individu égoïste et solitaire. Pour promouvoir l’individu solidaire, il faut redonner toute sa valeur à l’engagement associatif, au bénévolat, en passant peut-être par l’instauration d’un service civique.

Pour Mao Peninou, Conseiller de Paris et du 19e arrondissement de Paris, il s’agit non pas tant de fonder un nouveau Pacte Républicain que de rétablir le Pacte Républicain existant. Du fait de la ségrégation entre villes et banlieues, quartiers riches et pauvres, il existe aujourd’hui une partie de la population pour laquelle le Pacte Républicain ne s’applique pas. L’état de droit doit être rétabli sur l’ensemble du territoire. Les mêmes droits, les mêmes possibilités de s’en sortir où que l’on soit sur le territoire de la République, doivent être garantis.

Flora Labourier, Secrétaire nationale du Mouvement des Jeunes Socialistes, rappelle qu’un pacte est d’abord un accord entre individus. Cet accord étant implicite dans le cas du Pacte Républicain, son maintien nécessite la croyance dans la capacité du système à générer du progrès social. Au coeur du Pacte républicain se place donc la question sociale. La faillite de ce pacte fondateur est aussi celle du PS. D’une part, l’adjectif « social » est presque devenu au fil du temps pour le PS un tabou ; d’autre part, les socialistes n’ont pas su continuer à faire fonctionner l’ascenseur social.

Le député de Seine-Maritime Laurent Fabius a estimé de son côté que la démarche des Reconstructeurs était « ce qu’il y a de plus nouveau, de plus utile aux Français qui a été fait au Parti socialiste depuis des années ».

Les Reconstructeurs « sont des militants, des responsables, qui n’ont pas toujours travaillé ensemble mais là, qui ont décidé de travailler ensemble pour bâtir un projet de gauche ».

C’est en ce sens que les ateliers de la rénovation seront utiles pour répondre à la crise du Pacte Républicain : la population ne croit plus dans la capacité de la politique à traduire les valeurs socialistes dans la réalité. L’ancrage à gauche est indispensable au moment où « les trois couleurs de la République reculent devant la seule couleur de l’argent ».

Cette clarification est nécessaire au-delà des frontières de l’hexagone. En Europe, une spirale négative s’est installée pour la gauche. Les socialistes et les sociaux-démocrates sont le plus souvent en grande difficulté, à l’exception peut-être de l’Espagne, au moment même où les nuages s’accumulent sur l’économie mondialisée : subprimes, dégradation de l’environnement, dérégulation, baisse du pouvoir d’achat et crise alimentaire. Paradoxalement, alors que ces crises conduisent à un plébiscite des valeurs de la gauche, c’est la droite qui sort gagnante.

Laurent Fabius résume les dysfonctionnements internes au PS à ce propos tenu devant lui par un secrétaire de section quelques semaines plus tôt : « Au PS il y a une chose que j’apprécie et une que j’aime moins. Ce que j’aime c’est que l’on me demande souvent mon avis. Ce que j’apprécie moins c’est qu’on en tient jamais compte. » Pour renouer avec les victoires, Laurent Fabius appelle au retour à un débat sincère et fraternel pour construire un projet gagnant de gauche.

Face à la véritable révolution conservatrice lancée par la droite, Christian Paul, député de la Nièvre, qualifie le rassemblement des Reconstructeurs de moment d’autant plus « précieux » qu’il n’a pas eu d’équivalent depuis 2002.

Le Pacte républicain lui paraît être autant un bouclier qu’une promesse. L’exemple de l’éducation, point central du pacte, est le symbole de la volonté d’une droite nationale-libérale de s’attaquer au fondement même du pacte. Il constate que le PS n’a pas été le premier opposant aux réformes touchant à l’Education nationale. Il a été supplanté par les lycéens et même par les collégiens qui ont reçu la Palme d’or à Cannes, pour un film à l’opposé de la politique de Nicolas Sarkozy.

Refonder le Pacte Républicain passe pour Christian Paul par la réinvention de l’action publique, afin de redonner toute sa place à la puissance publique.

Invitée à conclure ce dernier atelier de la journée, Martine Aubry, maire de Lille et présidente de la Communauté urbaine, s’est exclamée d’entrée : « Comment cela, nous n’avons rien à faire ensemble ? Mais nous sommes socialistes ! ». « Il n’y a pas besoin” » d’accoler un qualificatif au mot « socialiste », a-t-elle ajouté, estimant que « ceux qui ont honte de le dire n’ont rien à faire dans notre parti ».

Le laisser-faire de la droite, qui consiste à permettre au marché de s’insinuer dans l’ensemble des sphères de l’économie, a fragilisé le Pacte républicain.

La désagrégation du lien social conduit désormais à envier son voisin parce qu’il a un travail, à envier son collègue parce qu’il est en CDI. Les citoyens se résignent au discours dominant qui explique que la seule solution réside dans la concurrence entre tous.

Face à cette offensive de la droite, le Parti socialiste doit marteler « qu’il n’y a pas de liberté sans égalité ». Être moderne n’est pas prôner une dérégulation générale, par ailleurs de plus en plus rejetée. Même l’ancien directeur du Fonds Monétaire International Rodrigo Rato demandait plus de régulation.

La politique ne peut se résumer à consulter la population sur ses souhaits. Elle consiste avant tout à mettre en avant des valeurs. Les socialistes doivent porter les leurs avec fierté : « il faut remettre la phrase dans le bon ordre et dire qu’il n’y a pas d’ordre sans justice ». Les socialistes ne doivent pas avoir avoir honte des congés payés, de l’abolition de la peine de mort, de la CMU ou des 35 heures. Il faut d’ailleurs rappeler à la Droite que « la France n’a jamais été aussi forte que lorsqu’elle portait haut ses valeurs et son Pacte Républicain ».

« Si nous continuons comme cela, nous gagnerons le congrès en novembre » a conclu Martine Aubry, très applaudie, appelant les Reconstructeurs à renouer avec « une gauche collective, solidaire et joyeuse ».

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juin 03 2008

Journée mondiale pour le travail décent

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Le mouvement syndical organisera, le 7 octobre 2008, une Journée mondiale pour le travail décent, offrant aux syndicats et aux organisations oeuvrant pour le travail décent dans le monde entier une occasion sans précédent de se rallier à une vaste mobilisation mondiale impliquant un nombre élevé de personnes et comportant toute une série d’activités. Une journée fructueuse permettra de mettre l’accent sur le besoin urgent d’une nouvelle mondialisation. Participez !

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juin 02 2008

Claude Bartolone à la réunion du 1er juin

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1er juin Claude Bartolone

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juin 02 2008

Intervention de Jean-Christophe Cambadélis à la journée du 1er juin

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JC Cambadélis - 1er juin

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mai 31 2008

Le programme du 1er juin

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mai 31 2008

PS: les “reconstructeurs” confrontent leurs points de vue dimanche

Publié par admin dans Dans la presse

PARIS (AFP) - Les amis de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry et Arnaud Montebourg vont confronter dimanche leurs points de vue pour voir s’il est possible de dessiner une nouvelle alliance, puis une nouvelle majorité, au congrès de Reims à la mi-novembre.

Ce “pôle des reconstructeurs”, selon l’appellation qu’il s’est donné, veut sortir de l’alternative Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë”, persuadé qu’il débouchera sur un remake du fratricide congrès de Rennes (1990) entre Lionel Jospin et Laurent Fabius et que le perdant n’aura de cesse de chercher sa revanche lors de la compétition pour l’investiture présidentielle en 2012.

Participeront aux travaux, en présence de quelque 800 militants et cadres, Martine Aubry, maire de Lille, le député Arnaud Montebourg, Jean-Christophe Cambadélis et Claude Bartolone, “lieutenants” de DSK et de Fabius. L’ex-Premier ministre prendra part au déjeuner. Benoît Hamon, figure montante du PS, a délégué Razzy Hammadi, secrétaire national, pour représenter la gauche du parti à cette rencontre, à titre d’”observateur”. “Volontaire et attentif”, souligne M. Hammadi.

L’objectif est de privilégier “le débat de fond”, selon M. Cambadélis, initiateur avec M. Bartolone de ce rapprochement audacieux.

Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius s’étaient en effet combattus sans ménagement entre fin 2004 et fin 2006, une division dont avait tiré profit Ségolène Royal pour imposer sa candidature à l’Elysée.

Tous ceux-là estiment qu’à l’heure de “la deuxième phase de la mondialisation” marquée par les crises (financière, alimentaire, énergétique et climatique), “la gauche doit définir de nouvelles réponses”. Ils constatent que presque partout en Europe ces dernières années, la social-démocratie s’est fait battre.

Il sera question notamment d’”un autre modèle de croissance, crédible et réaliste, dans la mondialisation” et de “la rénovation” de la gauche.

La réunion, la troisième du genre, n’a “pas d’autre statut qu’un espace de confrontation”, d’autant qu’”on est au début du processus” selon M. Cambadélis.

Si les amis de DSK et Montebourg doivent déposer une contribution commune pour le congrès, Mme Aubry et M. Fabius, avec leurs amis respectifs, devraient déposer la leur. C’est en septembre au plus tard qu’on saura si ces textes peuvent se fondre en une seule motion pour le congrès.

C’est à ce moment-là aussi, si l’aventure se poursuit, que sera choisi un porte-parole commun, qui pourrait postuler à la succession de François Hollande.

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mai 20 2008

Le calendrier du 75e congrès du Parti socialiste

Publié par admin dans Documents et outils

1. Calendrier de la Convention nationale portant sur la déclaration de principe et les modifications statutaires préconisées par la commission nationale de la rénovation

Jeudi 29 mai 2008 : Vote dans les sections sur la déclaration de principe et les propositions de modifications statutaires (date limite de présentation en section pour pouvoir voter : 31/12/07)

Jeudi 5 juin ou samedi 7 juin 2008 : Conventions fédérales

Samedi 14 juin 2008 :  Convention nationale.

2. Calendrier du Congrès ordinaire du Parti

Du 16 juin au 27 juin : validation du corps électoral du congrès par le Bureau National des Adhésions.

A partir du 15 juin : début du dépôt des contributions générales et thématiques.

Mercredi 2 juillet 2008 : Conseil national d’enregistrement des contributions générales et thématiques, de convocation du congrès et de validation des candidat(e)s pour les élections sénatoriales.

Lundi 7 juillet 2008 : date limite d’arrivée des contributions chez les militants et débat.

Vendredi 29 août, samedi 30 août et dimanche 31 août 2008 : Université d’été de La Rochelle

Samedi 20 septembre 2008 : Conseil national de synthèse

Lundi 29 septembre 2008 : Date limite d’arrivée des motions chez les militants.

Jeudi 6 novembre 2008 : Vote dans les sections sur les motions (date limite de présentation en section pour pouvoir voter : 31/03/08).

Du vendredi 7 novembre au dimanche 9 novembre : congrès fédéraux.

Du vendredi 14 novembre au dimanche 16 novembre : Congrès national

Jeudi 20 novembre : Vote pour désigner le ou la première secrétaire.

Vendredi 21 novembre : second tour éventuel.

Samedi 22 novembre :


Conseil national de désignation du Bureau national et du Secrétariat national.

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mar 25 2008

Oui à l’émancipation individuelle, non à l’individualisme destructeur

Publié par admin dans Documents et outils

Voilà le mot d’ordre qui pourrait résumer la position des reconstructeurs socialistes sur la question aujourd’hui essentielle des rapports individu-société.

Aux antipodes du préjugé bien établi qui fait d’eux des « collectivistes » invétérés, les socialistes, depuis Marx et Jaurès, ont toujours été « du côté » de l’individu, de la reconnaissance de ses besoins fondamentaux, de sa liberté, de ses aspirations légitimes. 

Socialistes français, nous sommes, de ce point de vue, tout à la fois les héritiers du combat républicain contre le carcan religieux, pour la séparation de l’église et de l’Etat, et de celui des années 1960-70 contre un ordre moral étouffant, pour le droit des femmes et la libéralisation des moeurs. 

Cette volonté d’étendre les libertés et de permettre à chaque individu de s’émanciper des normes préétablies en choisissant sa façon de vivre, ses liens, ses affiliations, ses références, se pratiques culturelles demeure un principe directeur de notre action. Celui-ci peut trouver de nouvelles traductions dans la France de 2008 à travers la consécration juridique d’une nouvelle génération de droits individuels.

Elle prend un sens nouveau dans une société travaillée par un puissant processus d’individualisation sociale et culturelle qui remodèle la structure sociale et n’autorise plus à raisonner à travers le prisme exclusif des classes traditionnelles. Qu’il s’agisse du traitement de questions majeures telles que l’âge du départ à la retraite, le soutien scolaire apporté aux enfants en difficulté, la politique d’insertion et de lutte contre le chômage, le régime de travail, nous pensons que le socialisme moderne doit mieux prendre en compte la diversité objective des situations et des attentes subjectives qu’elles créent. Il ne doit plus craindre à nos yeux de contourner le niveau trop homogénéisant du groupe social ou du territoire pour faire désormais davantage descendre, quand c’est possible, l’action correctrice de la politique au niveau même de l’individu. 

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mar 23 2008

Faut-il liquider Mai 68 ?

Publié par admin dans A lire

Le 40e anniversaire de Mai 68 s’ouvre par un procès en sorcellerie, dont Nicolas Sarkozy est le Grand Inquisiteur. A en croire le président de la République, les célèbres ” Événements ” sont à la source de tous nos maux, y compris les abus les plus choquants du capitalisme financier : traitements pharaoniques, parachutes en or, retraites-chapeau, malversations de patrons voyous… Ce réquisitoire vise à unifier toutes les droites dans la détestation de ce grand moment démocratique, hédoniste et utopique que fut Mai 68. Henri Weber réfute méthodiquement les philippiques de cette droite qui veut ” liquider 68 ” et se livre à une défense et illustration du bilan de Mai. Il confronte son interprétation de la Révolution de Mai aux principales théories existantes : Aron et Crozier, Morin et Touraine, mais aussi Castoriadis et Debray, Ferry et Lipovetsky… Ainsi apparaissent l’ampleur du ” Travail de Mai ” et ses effets persistants sur la société française. Ce n’est qu’un début, le débat continue.

Henri Weber, un des principaux dirigeants du mouvement de Mai 68, est membre de la direction du Parti socialiste et député européen.

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mar 20 2008

Bâtir le nouveau PS

Publié par admin dans Documents et outils

 

Depuis 1962, chaque élection présidentielle est un échec pour le Parti socialiste. Battu sept fois sur neuf, il ne doit qu’à François Mitterrand d’avoir emporté une élection qui semble avoir été conçue pour lui échapper. Il n’y a là aucun hasard, bien au contraire. Tel qu’il est organisé, notre parti est incompatible avec la logique de l’élection présidentielle. La personnalisation de l’enjeu et la pipolisation envahissante du débat sont d’autant plus éloignées des traditions de notre parti que celui-ci, parlementaire de culture, s’est construit contre la logique présidentielle de la Ve République. 

Dans son organisation, il a essayé, tant bien que mal, d’en refuser les contraintes. Il prétend choisir son candidat à l’élection présidentielle librement et sans pression de l’opinion, élaborer en lui-même un projet et négocier des alliances avec les partis alliés du moment, transposant dans la République d’aujourd’hui la culture des partis politiques souverains issue de la IIIe République parlementaire. Son code génétique en découle : représentation proportionnelle en interne de courants plus soucieux de se disputer des parts de marché idéologiques que de fédérer autour d’un projet commun, ce qui rappelle les modes de cohabitation des sept sensibilités socialistes qui, en 1905, constituèrent la Ire SFIO ; unité  qui ne s’exprime que dans l’opposition au pouvoir (et encore !), défiance à l’égard du candidat investi, tenu à l’observation stricte de la ligne du parti. Avec de tels fers aux pieds, le plus agile des candidats présidentiels est condamné d’avance : impossible unité, conflits programmatiques et organisationnels récurrents entre le candidat et le parti, difficulté à assumer collectivement un projet décomplexé de gouvernement. 

A organisation inchangée, cette fatalité de l’échec produit de la contradiction entre logique présidentielle et tradition parlementaire est inéluctable. Elle condamne par avance ceux ou celles d’entre nous qui souhaitent être candidat à l’élection, leur investiture par le parti découlant de stratégies impossibles. Soit ils décident de s’engager tête baissée dans les délices des luttes internes, contribuant à fractionner un peu plus un parti qui n’en a pas besoin. Maximisant leurs différences avec leurs rivaux potentiels, au prix d’inconfortables contorsions, ou préférant émasculer le projet de réforme qu’ils peuvent incarner pour se revendiquer de la fidélité aux dogmes,  ils sont assurés de perdre deux fois : en audience dans le parti puisqu’ils se sont singularisés, et en crédit dans l’opinion publique du fait de leur préférence pour les private joutes. Soit, au contraire, ils émergent en délaissant les luttes de congrès pour prendre appui sur l’opinion publique et faciliter ainsi leur investiture. Mais, sitôt désigné, le candidat sera victime des mêmes causes : Soit il acceptera d’être sous contrôle du parti, se reniera donc… et perdra. Soit il s’y refusera… et perdra aussi.

Voila pourquoi s’en tenir à la simple rénovation du Parti socialiste, pourtant revendiquée à l’unisson, c’est consolider la machine à perdre. Car la seule rénovation de la plateforme programmatique, la redéfinition d’une ligne politique claire, la génuflexion devant les « réalités du marché », de la mondialisation et de l’individualisation seront vaines tant que n’aura pas été tranchée la question de l’adaptation même  du Parti socialiste à la Ve République présidentielle. Autant que d’un déficit idéologique, le PS souffre d’un travers ontologique qui le rend inapte à agir dans un système politique fondé sur le présidentalisme.

Pour avoir une chance de remporter une élection présidentielle, le Parti socialiste devra donc repenser son rôle et adapter son fonctionnement à cette réalité.

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